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17 Octobre 2013
MONTÉVRAIN. L’ENQUÊTE PUBLIQUE DU PLAN LOCAL D’URBANISME VA DÉMARRER
Plan local d’urbanisme (PLU) : derrière ce terme aride se cache un document hyperstratégique, définissant le visage que veut donner une majorité municipale à sa commune. Toute construction doit en respecter les règles : hauteur des bâtiments, taille des parcelles, alignement des façades ou zones non constructibles. A Montévrain, le PLU adopté en 2006 est aujourd’hui révisé : l’enquête publique va démarrer et le document devrait être approuvé à la fin de l’année. L’occasion pour Christian Robache, le maire (UMP), d’en présenter les grandes orientations.
Préserver « l’esprit briard ». « Par le passé, il y a eu des erreurs urbanistiques dans le centre-bourg qui date du XIe siècle », accuse Christian Robache, élu depuis 2011. « Par exemple, mes prédécesseurs ont construit des immeubles dans la rue du Puits-du-Gué, alors que c’est un axe qui doit garder son aspect ancien. » Le PLU a donc défini des zones où il sera impossible d’ériger des bâtiments de plusieurs étages. Idem le long de la Marne, un secteur qui « sera préservé ». Autres axes : « Les entrées de ville seront mises en valeur » et « les espaces verts et agricoles préservés ». Enfin, pas de surprise côté aires d’accueil des gens du voyage : « Je n’en ferai pas », tranche l’édile, qui avait connu une « tentative d’invasion » mouvementée au printemps.
Des équipements. A peine 1800 habitants en 1990, 9000 aujourd’hui, d’où l’importance d’accompagner cette croissance avec des équipements : « En deux ans, j’ai investi 20 M€ pour nous remettre à niveau », poursuit l’élu. Ainsi, un groupe scolaire de vingt classes devrait voir le jour en 2016 et pourra accueillir 446 élèves. Un complexe sportif sera opérationnel en 2015. Une salle des fêtes est aussi au programme, ainsi qu’un relais d’assistantes maternelles (RAM) de 200 m2. En revanche, pas de crèche supplémentaire : « Il y a déjà des structures privées dans lesquelles la municipalité réserve 25 berceaux ».
15 000 habitants. 250 logements par an jusqu’en 2017 : c’est le rythme impulsé par le schéma de cohérence territoriale (Scot) de Marne-et-Gondoire, qui prévaut sur le PLU des communes membres. Pourtant, l’édile refuse d’être taxé de « bétonneur » : « Depuis vingt ans, il est juridiquement établi qu’on ne dépassera pas 15 000 habitants ! » La création de logements est pourtant une réalité, notamment dans l’écoquartier qui accueillera 1 000 logements. Si c’est l’aménageur public EpaMarne qui chapeaute ce projet, Robache insiste sur le fait que son PLU « permet de contrôler ce qui se fait dans cet écoquartier ».
Par ailleurs, le maire assure qu’il « ne signera aucun nouveau permis de construire, tant que des financements publics ne seront pas octroyés à la commune pour les équipements ». A titre d’exemple, EpaMarne finance environ 40% du futur groupe scolaire mais Christian Robache en voudrait « 80% », comme c’est « le cas dans les villes voisines » (NDLR : le futur groupe scolaire de Montévrain est bien financé à hauteur de 80% qui est le plafond maximal qu’une collectivité peut espérer dans le cadre d’un financement public et non 40 % comme indiqué dans l'article).
Sources : Le Parisien Seine-et-Marne du 17 octobre 2013.
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Le maire veut sauver l'esprit briard du centre
Montévrain. L'enquête publique du Plan local d'urbanisme va démarrer Thomas Poupeau | Publié le 17 oct. 2013, 07h00 Mon activité Vos amis peuvent maintenant voir cette activité Supprimer X Pl...