Être un élu local, c'est avant tout d'avoir le sens des gens !
12 Novembre 2013
Hommage de la Nation à nos morts pour la France
Mesdames, Messieurs,
Je commence souvent mes discours depuis quelques temps par un préambule préélectoral, rappelant qu’à quelques mois du scrutin municipal, je m’oblige à être bref.
Néanmoins, je vais me permettre, ce jour, non pas de prendre des libertés avec la loi mais de ramener à sa juste valeur, des obligations vis-à-vis des élections au regard de ce qui nous rassemble ce matin.
Nos soldats, les membres de nos familles, arrachés à leur quotidien parce que la Nation leur a demandé d’être prêt à réaliser le sacrifice suprême pour que vive notre modèle de société, notre civilisation et plus encore les êtres qui nous sont chers.
En cet instant, il m’est impossible de ne pas penser à ce que mes ancêtres, Robache ou autres, les vôtres aussi, quelles que soient vos origines puisque cette Guerre a été mondiale, ont vécu pendant quatre ans, sous la canonnade, dans la tourbe de la Marne, de l’Aisne ou de Verdun.
Nous avons tous à l’esprit, ces « images d’Epinal » des charges héroïques pour prendre une tranchée voisine et ce pendant plus de quatre ans.
Beaucoup dirent après « Plus jamais ça », on parlait alors de « Der des der »… vingt ans plus tard, l’Europe était à nouveau à feu et à sang et commettait l’irréparable avec l’extermination de masse.
Nous vivons dans une Europe qui n’a pas connue la guerre, nos dirigeants sont pour la plupart nés après le dernier conflit qui a opposé nos nations.
Je ne pourrais jamais faire un discours qui vous transmette l’émotion d’un ancien combattant, je ne le suis pas et je ne souhaite pas l’être.
L’action publique a ses travers belliqueux dans la stratégie, la déstabilisation politique, les jeux d’alliances et j’en passe et si l’histoire nous inspire une chose c’est que tous les conflits trouvent leur origine dans les mésententes politiques ou diplomatiques.
Aujourd’hui, il m’apparaît important de tirer la leçon du passé, important de rompre avec les pratiques qui ont failli annihiler notre modèle de civilisation et faire en sorte que les acteurs publics que nous sommes, nous les politiques, nous ayons toujours ce courage de faire que le conflit reste dans les assemblées et plus jamais dans nos villes, dans nos familles ou sur des champs de batailles.
Mesdames, Messieurs, en ce jour du 95ème anniversaire de l’armistice de la Première Guerre Mondiale, je vous demande de ne jamais oublier que la paix est un bien précieux mais surtout un bien fragile et que nous sommes les seuls responsables de sa pérennité.
Je vous remercie,